Le marketing au service des bonnes pratiques

LONGTIME®, pour un marketing responsable

De plus en plus d’entreprises investissent des millions en R&D et dans la rénovation de leur processus de production afin de concevoir des produits durables. Le problème est que l’utilisateur final lambda ne sait rien de ces évolutions et ne comprend même pas pourquoi il devrait s’en soucier. C’est là qu’entre en jeu le marketing responsable.

Nous devons reconsidérer les approches marketing utilisées afin de modifier le message transmis et faire de l’éco-efficience d’un produit un élément clé de sa commercialisation.
Le marketing a participé aux dérives de la société de consommation actuelle ; il peut aujourd’hui contribuer à les rectifier !

Ce n’est qu’en informant les utilisateurs finaux de la valeur ajoutée des produits éco-responsables, par le biais des canaux de commercialisation traditionnels ou nouveaux, que les entreprises qui réalisent ces investissements peuvent en tirer profit et réussir sur leurs marchés.

L’obsolescence programmée, un modèle économique en fin de vie

Gardons à l’esprit quelques chiffres : en 2030, il y aura 8,5 milliards de personnes sur terre et 10 milliards en 2050. Avec notre système de consommation actuel, nous aurons besoin de 3 planètes pour couvrir nos besoins en ressources naturelles, sans parler des émissions de gaz à effet de serre ni de la gestion des déchets corrélée.

Nous avons tous à l’esprit des exemples frappants de mise en place d’un système de production et de consommation basé sur le renouvellement : les ampoules, les bas de nylon, les imprimantes…
Mais ces exemples restent anecdotiques au regard de la production manufacturière mondiale, l’arbre qui cache la forêt.

Ce modèle économique datant des années 1920 n’a dérangé presque personne au début. À cette époque, bien sûr, on avait moins le sentiment que les ressources mondiales pouvaient s’épuiser. La suite est connue, surproduction de déchets prématurés, épuisement des ressources, dégradation de l’environnement…
Autant de phénomènes renforcés par l’accroissement des richesses personnelles et l’industrialisation massive en faveur d’une production faiblement qualitative.
Rien ne pouvait empêcher le quasi monopole des produits bon marché et jetables, dont on pouvait profiter tout de suite et que l’on pouvait recommander peu après dans une couleur ou un style différent.

Aujourd’hui, la réalité et l’héritage de ce modèle sont évidents. Alors que de nombreux économistes continuent de prétendre que l’obsolescence programmée est la seule façon de garantir une économie mondiale prospère, la quantité de déchets générés par les modèles de production actuels est épouvantable.
Les déchets sont produits à un rythme alarmant et sont abandonnés dans les pays en développement, hors de la vue des populations. En conséquence, de nombreuses personnes dans le monde vivent dans des conditions dégradantes et dangereuses, au milieu de décharges de toutes sortes qui ne répondent à aucune norme sociale ou environnementale.

Le marketing au service des bonnes pratiques

Les discours culpabilisants sont contre productifs

L’un des arguments régulièrement avancé pour endiguer ce mode de consommation néfaste pour l’environnement est : « Consommez moins. Réduisez les usages. Arrêtez d’acheter ».
C’est peut-être une idée merveilleuse de demander aux citoyens d’auto-réguler leur consommation (les consomm’acteurs, un bel exemple) mais est-ce la meilleure façon de créer un mouvement massif et engageant ?

Se concentrer sur des discours négatifs tels que « arrêtez, réduisez, diminuez » a pour effet de faire culpabiliser les gens. Beaucoup ont du mal à concilier préoccupations écologiques et préoccupations économiques les fins de mois.
En outre, ce discours déplacé et stigmatisant se heurte à cent ans de pratiques publicitaires dont la finalité était de faire adhérer les populations au précepte selon lequel « la consommation apporte le bonheur ».

(Ré)concilier production durable et consommation responsable

Est-il possible de concilier production et consommation avec écologie ?

C’est là qu’intervient LONGTIME®.

Lorsque vous achetez un produit conçu pour durer, fiable, robuste et réparable, vous savez que les ressources utilisées pour la production sont correctement amorties et qu’il n’y aura pas de gaspillage du produit.

Lorsque vous faites la promotion d’un produit de longue durée, vous devez communiquer comment et pourquoi cela apporte une valeur ajoutée pour les consommateurs.
Ce faisant, vous ne vous contentez pas de vendre plus de produits, vous réduisez l’asymétrie d’information entre le consommateur et le producteur et établissez de nouvelles normes. LONGTIME® est un outil de communication positif et sincère qui guide les consommateurs vers des produits plus durables et encourage les efforts des fabricants en matière de durabilité.

À la place d’un discours accusateur et culpabilisant, LONGTIME® offre une solution basée sur un discours positif et engageant. Cependant, cela ne peut fonctionner que si toutes les conditions sont réunies pour éviter de tomber dans le côté obscur de la communication, le greenwashing.

Indépendance, sincérité, transparence sont des marqueurs forts du label LONGTIME®. La certification par audit externe, réalisée par une tierce partie, permet d’éviter tout abus. Les exigences du cahier des charges et ses 41 critères discriminent les entreprises qui pensent trouver derrière le label une simple coquille vide.

LONGTIME® est plus qu’un simple outil de communication

Le développement d’un outil pour soutenir l’économie circulaire et pour favoriser l’émergence d’un système de production et de consommation responsable ne peut se limiter à de la communication.

Le label LONGTIME® est avant tout un outil pour le changement, proposant aux fabricants des lignes directrices et des bonnes pratiques en matière de durabilité.
Ils peuvent ainsi bénéficier d’un point de vue objectif et implémenter activement des pratiques durables dans leur processus de production ou intégrer la durabilité dans les processus opérationnels.

Le respect des exigences ou des codes de conduite en matière de durabilité n’est pas seulement un coût.

Les bonnes pratiques peuvent se traduire par des bénéfices durables, une optimisation de la consommation des ressources (énergie, eau…). Également, une plus grande productivité des travailleurs et donc des coûts de production plus faibles en faveur d’une réduction des coûts de non-qualité et des externalités environnementales négatives.