Schéma illustrant les nouveautés du référentiel LONGTIME® V2.1

LONGTIME® V2.1 : un référentiel renforcé pour mieux évaluer la durabilité des produits.

Avec la V2.1 de son référentiel, LONGTIME® fait évoluer sa méthode d’évaluation afin de mieux prendre en compte les spécificités techniques de chaque catégorie de produits et de renforcer la vérifiabilité des exigences.

Cette nouvelle version introduit notamment des PSR complémentaires, une hiérarchisation plus précise des preuves et une distinction entre preuves opérationnelles et engagements ou processus. Elle formalise également davantage l’analyse préalable du produit grâce aux chapitres consacrés aux frontières du système produit, à ses fonctions et à l’identification des parties prioritaires.

L’objectif reste le même : évaluer de manière pertinente et vérifiable les caractéristiques qui contribuent réellement à la fiabilité, à la réparabilité et à l’allongement de la durée de vie des produits.

Pourquoi faire évoluer le référentiel LONGTIME® ?

Un référentiel de durabilité doit évoluer avec les produits qu’il évalue. Les technologies, les pratiques industrielles, le cadre réglementaire et les retours d’expérience des audits évoluent ; la méthode doit donc progresser elle aussi pour conserver une évaluation pertinente et homogène.

La V2.1 répond à cet enjeu sans modifier la finalité du label. Elle renforce surtout la méthode : mieux définir le produit évalué, identifier les fonctions et les parties qui comptent réellement pour sa durée de vie, adapter les exigences aux spécificités sectorielles et préciser les preuves attendues.

Ainsi, il ne s’agit pas d’ajouter des critères pour ajouter des critères, mais de mieux cibler, justifier et vérifier ce qui est évalué.

Une analyse plus précise du produit et de son cycle de vie

La V2.1 renforce une étape essentielle de l’évaluation : comprendre précisément le produit, son périmètre et les éléments qui influencent sa durée de vie. Le référentiel formalise davantage ses frontières, ses fonctions, les pièces impliquées et l’analyse de ses impacts environnementaux.

Définir les frontières du système produit

Un produit peut être associé à des accessoires, des périphériques ou des équipements complémentaires. La V2.1 précise donc les frontières du système produit, afin de déterminer clairement ce qui entre ou non dans le périmètre de l’évaluation.

Cette définition limite les ambiguïtés et permet de savoir précisément sur quels éléments porte la certification LONGTIME®.

Identifier les fonctions du produit et les parties prioritaires

La V2.1 approfondit également l’analyse fonctionnelle du produit. Les différentes fonctions sont identifiées et mises en relation avec les pièces qui permettent de les assurer. Cette approche dépasse une simple liste de composants. Chaque pièce est considérée au regard du rôle qu’elle joue dans le fonctionnement du produit. Le référentiel distingue notamment les fonctions primaires, secondaires et tertiaires.

Identifier les parties prioritaires : 

Toutes les pièces n’ont pas la même influence sur la durée de vie d’un produit. À partir de l’analyse fonctionnelle et de l’étude des défaillances, la V2.1 permet de mieux identifier les parties prioritaires, notamment les éléments critiques, vulnérables ou consommables.

L’objectif est de concentrer certaines exigences de fiabilité et de réparabilité sur les éléments réellement déterminants, plutôt que d’appliquer indistinctement la même lecture à l’ensemble du produit.

Approfondir l’analyse du cycle de vie

La V2.1 renforce également la prise en compte de l’analyse du cycle de vie (ACV) afin de mieux considérer les impacts environnementaux associés aux différentes étapes de la vie du produit. Cette approche permet de mettre en perspective les choix de conception et leurs impacts environnementaux sur l’ensemble du cycle de vie, et ainsi d’intégrer plus finement cette dimension à l’évaluation LONGTIME®.

Des exigences sectorielles mieux adaptées aux spécificités des produits

La V2.1 renforce une étape essentielle de l’évaluation : comprendre précisément le produit, son périmètre et les éléments qui influencent sa durée de vie. Le référentiel formalise davantage ses frontières, ses fonctions, les pièces impliquées et l’analyse de ses impacts environnementaux.

Le rôle des PSR dans le référentiel LONGTIME®

Les PSR complètent les critères communs lorsqu’une exigence doit être précisée ou adaptée à une catégorie de produits. Elles permettent ainsi de conserver une méthode d’évaluation commune tout en tenant compte des spécificités sectorielles.

Un four électrique, une batterie ou un équipement de chauffage ne présentent ni les mêmes architectures, ni les mêmes usages, ni les mêmes risques de défaillance. Les PSR permettent d’intégrer ces différences sans compromettre la cohérence globale du référentiel.

L’introduction des PSR complémentaires

Avec la V2.1, les PSR sont désormais distinguées entre PSR obligatoires et PSR complémentaires. Pour satisfaire aux exigences sectorielles, 100 % des PSR obligatoires applicables doivent être respectées, ainsi qu’au moins 80 % des PSR complémentaires applicables.

Cette évolution permet de mieux hiérarchiser les exigences propres à chaque catégorie de produits. Les PSR obligatoires regroupent les exigences essentielles, tandis que les PSR complémentaires permettent d’approfondir certains enjeux techniques ou certaines fonctionnalités lorsqu’ils sont pertinents pour le produit évalué, y compris sur des sujets encore peu couverts par les cadres normatifs existants.

L’objectif est double : maintenir un socle sectoriel exigeant tout en apportant davantage de finesse dans l’évaluation.

Des preuves mieux définies et hiérarchisées pour renforcer l’évaluation

Évaluer une exigence ne consiste pas seulement à vérifier qu’elle existe dans le référentiel : il faut aussi déterminer comment sa conformité peut être démontrée. La V2.1 structure donc plus précisément les preuves attendues pour chaque critère et chaque PSR.

Hiérarchiser les preuves attendues

Les preuves sont désormais hiérarchisées selon trois niveaux : 

  • Obligatoire 
  • Prioritaire
  • Secondaire 

Certaines peuvent également être considérées comme “Non applicables” selon le produit ou l’exigence concernée.

Cette organisation permet de distinguer les éléments indispensables à l’évaluation de ceux qui viennent compléter ou consolider la démonstration. L’objectif est de clarifier les attentes et d’homogénéiser l’évaluation.

Distinguer les preuves opérationnelles des engagements et processus

La V2.1 distingue également deux catégories de preuves. Les preuves opérationnelles permettent de constater la mise en œuvre effective d’une exigence, tandis que les preuves liées aux engagements et processus documentent les dispositions mises en place par l’entreprise pour la respecter dans le temps.

Cette distinction permet de ne pas confondre ce qui est prévu avec ce qui est effectivement appliqué. Elle renforce ainsi la vérifiabilité des exigences et contribue à rendre les audits plus cohérents.

Un niveau d’exigence renforcé dès l’audit initial

La V2.1 renforce également le niveau attendu pour l’obtention du label. Lors de l’audit initial, le seuil de critères T1 à satisfaire passe de 50 % à 70 %.

Cette évolution relève le niveau de conformité attendu dès l’entrée dans la certification, tout en conservant la logique progressive du référentiel. Elle traduit une volonté claire : s’assurer qu’un produit satisfait dès l’audit initial à une part plus importante des exigences contribuant à sa durabilité.

Une méthodologie qui évolue avec les produits et les enjeux de durabilité

La V2.1 ne constitue pas une rupture avec la méthode LONGTIME®, mais une évolution de sa précision et de son niveau d’exigence. Analyse du produit plus fine, exigences sectorielles mieux hiérarchisées, preuves plus structurées et analyse du cycle de vie approfondie : ces évolutions poursuivent un même objectif, mieux caractériser la durabilité réelle des produits évalués.

Le référentiel continuera à évoluer avec les connaissances techniques, les retours d’expérience des audits, les pratiques industrielles et le cadre réglementaire. Cette démarche d’amélioration continue doit permettre à LONGTIME® de conserver une méthode exigeante, vérifiable et adaptée aux réalités des produits.